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L'alphabet Japonais / Indien
L'alphabet santâlî, aussi connu sous le nom d'Ol Cemet' ("langue de l'écriture"), Ol Ciki, Ol Chiki, ou Ol, fut créé en 1925 par Pandit Raghunath Murmu pour noter le santâlî. Auparavant, le santâlî était noté avec l'alphabet bengalî, l'alphabet oriya ou bien l'alphabet latin, quand bien même il lui arrivait d'être écrit. Comme le santâlî n'est pas une langue indo-européenne (comme la plupart des langues du nord de l'Inde), mais munda, les écritures indiennes n'avaient pas de symboles pour tous les phonèmes du santâlî, surtout pour les occlusives et les voyelles, ce qui aurait rendu problématique l'écriture dans un alphabet indien non modifié. Les missionnaires avaient importé l'alphabet latin, qui se révéla utile pour la notation des consonnes, mais les voyelles restaient problématiques. Au contraire de la plupart des écritures de l'Inden qui ont la brāhmī pour ancêtre, voire l'alphabet phénicien, l'alphabet santâlî est un véritable alphabet, et non un syllabaire. De plus, comme il fut créé pour une langue propre, à chaque symbole correspond un phonème.
L'alphabet santâlî comporte 30 lettres supposées évoquer des formes naturelles. On l'écrit de gauche à droite. Malgré les efforts de Murmu, le taux d'alphabétisme reste très faible, entre 10 et 30%.
Depuis le milieu du VIe siècle, on voit apparaître au Japon des inscriptions sur pierre et métal au moyen de caractères idéographiques empruntés à la Chine. L'idéogramme, le Kanji, en concrétisant la parole condensait ainsi le savoir. Le Japon très naturellement adopta cette écriture qui s'ajouta à la sienne, élaborée dès le IXe siècle. L'écriture Kana avait atteint un graphisme parfait. Elle évolua cependant selon deux formes distinctes : le Katakana (71 syllabes), écriture relativement simple, horizontale ou verticale, couramment utilisée pour les mots récents ; le Hiragana (71 syllabes), plus artistique, écrit de haut en bas, servant de base à la grammaire. Avec 2 000 idéogrammes, estime-t-on, on est un lettré ! Les Japonais sont à juste titre fiers de leur langue, qui appartient à la famille altaïque. L'écriture, quant à elle, doit selon la tradition « courir sur le papier comme coule une eau vive ». Il n'y a ni genres ni articles, ni présent ni futur, ou alors confondus, et les propositions se soudent aux mots pour en faire ce que les spécialistes appellent, d'un nom éloquent, une langue agglutinante. La transcription du japonais selon le Romanji, universellement admis, a notablement aidé les étrangers.
Si les Japonais utilisent les chiffres arabes, les méthodes pour compter sont nombreuses, car on ne dénombre pas les hommes, les jours et les animaux de la même façon. Il existe également un langage argotique. Les femmes usent de certains termes, ignorés des hommes. Trois grands parlers se répartissent le territoire : celui de l'Est, qui va de Tokyo au nord de Honshu ; celui de l'Ouest, sur la côte occidentale et jusqu'à Shikoku, et le parler de Kyushu, au sud.
L'alphabet JAPONAIS / INDIEN
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